En 2026, le paysage du vapotage en France est strictement réglementé : interdiction totale des vapes jetables et interdiction à venir des ventes en ligne, tandis que les dispositifs rechargeables et remplissables restent autorisés conformément aux lignes directrices de l’UE, sans faire l’objet de nouvelles taxes sur le e-liquide.
- Interdiction des jetables : Les vapes à usage unique (« puffs ») sont entièrement illégales sur tout le territoire depuis février 2025.
- Ventes en ligne interdites : Les ventes e-commerce de produits de vapotage seront interdites au second semestre 2026.
- Taxe e-liquide à 0 : Une taxe volumétrique proposée sur les e-liquides a été rejetée, maintenant le taux d’imposition à zéro jusqu’en 2026.
- Nicotine orale interdite : Les poches et gommes à la nicotine non médicinale font l’objet d’une interdiction totale à partir d’avril 2026.
Les autorités françaises ont finalisé des changements réglementaires d’envergure pour les marchés du vapotage et de la nicotine alternative pour 2026. Porté par des initiatives de santé publique ambitieuses et le projet de loi de finances 2026, le gouvernement a décidé d’éliminer les dispositifs à usage unique et la vente au détail en ligne, tout en appliquant strictement la conformité européenne pour tout le matériel restant.
Le changement le plus visible sur le marché français est la suppression des dispositifs à usage unique. La France a officiellement interdit les cigarettes électroniques jetables le 26 février 2025. Seuls les dispositifs rechargeables et remplissables, ou ceux utilisant des cartouches remplaçables, sont légalement autorisés à la vente et à la distribution.
Le projet de loi de finances 2026 a introduit de nouvelles modifications structurelles du commerce de détail. La législation a réussi à faire passer un interdiction complète de toutes les ventes en ligne de produits de vapotage, prévue pour entrer en vigueur au second semestre 2026. À l’avenir, les boutiques spécialisées physiques de vape devront fonctionner sous autorisation de l’État, en respectant des conditions strictes similaires à celles des réseaux de tabac autorisés.
Malgré ces restrictions commerciales, le secteur a remporté une victoire significative concernant la fiscalité. Le projet initial du budget 2026 a proposé une taxe d’accise volumétrique sur les e-liquides, allant de 0,03 € à 0,05 € par millilitre en fonction de la concentration en nicotine. Toutefois, la commission des finances de l’Assemblée nationale française a rejeté cette proposition de taxe, garantissant que les e-liquides conservent un taux d’imposition à zéro sur l’année.
Pour les produits qui restent sur le marché, le respect strict de la directive européenne sur les produits du tabac (TPD) est obligatoire. Les fabricants doivent notifier les autorités compétentes via un portail européen dédié avant de commercialiser tout produit, en détaillant la composition et les émissions potentielles. De plus, la publicité est fortement restreinte, et l’emballage doit comporter des avertissements sanitaires clairs ainsi que des listes d’ingrédients.
| Catégorie réglementaire | Limite légale France / UE (TPD) |
|---|---|
| Concentration maximale en nicotine | 20 mg/ml |
| Capacité du flacon de e-liquide | 10 ml (pour les liquides contenant de la nicotine) |
| Capacité du réservoir / de la cartouche | 2 ml maximum |
| Âge minimum d’achat | 18 ans |
L’usage public est également strictement encadré. Selon les règles françaises, le vapotage est strictement interdit dans les écoles, les établissements accueillant des mineurs, les transports publics fermés, ainsi que dans certains espaces de travail fermés. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 750 €. Les municipalités conservent la possibilité d’imposer des interdictions d’usage encore plus strictes.
Les voyageurs doivent également respecter ces règles. Des récapitulatifs orientés voyage récents avertissent les touristes que l’importation de vapes jetables dans le pays à des fins de distribution est illégale, et que tous les dispositifs personnels doivent être conformes aux règles produit UE/TPD.
Au-delà du vapotage traditionnel, la France a élargi le champ d’application de sa réglementation pour frapper durement le marché de la nicotine alternative sans combustion. À compter d’avril 2026, en vertu du décret n° 2025-898, la fabrication, la vente, l’importation, la détention et l’utilisation de produits de nicotine orale non médicinale sont illégales. Cette interdiction générale prohibe toutes les poches, gommes, pastilles et pâtes de nicotine synthétique, sauf si elles sont strictement commercialisées et prescrites comme aides au sevrage médicinales.